Guide Ultime : Maîtriser le Timing Nutritionnel et les Macronutriments selon les Normes Internationales (ISSN)

Publié le 25 November 2025 par Nicolas Blanc

L’optimisation de la performance athlétique a évolué. Nous sommes passés d’une simple gestion des calories à une science complexe : le Timing Nutritionnel. Pendant longtemps, la règle d’or était simplement de couvrir ses dépenses énergétiques. Aujourd’hui, les recherches de la Société Internationale de Nutrition Sportive (ISSN) prouvent que le moment où vous consommez vos nutriments est tout aussi critique que ce que vous mangez. Cet article décrypte les standards scientifiques actuels pour vous aider à structurer votre alimentation, que votre objectif soit la performance, la prise de masse ou la sèche.

1. La Révolution du Timing Nutritionnel

Contrairement à la diététique classique, le timing nutritionnel ne se contente pas de regarder le total journalier. Il s’agit de planifier stratégiquement la consommation d’aliments complets et de suppléments pour améliorer la bioénergétique, stimuler la récupération et optimiser la composition corporelle. En France, nous sommes souvent attachés à la “Chrononutrition” traditionnelle (manger gras le matin, léger le soir). Cependant, pour le sportif, c’est l’Horloge d’Activité qui doit primer sur l’Horloge Solaire. Si vous vous entraînez le soir, vous devez manger en conséquence après votre séance, même s’il est tard. L’objectif est de passer d’un simple “repas” à une véritable “stratégie de régulation métabolique”.

2. Protéines : L’Architecte Musculaire

Les protéines sont au cœur des préoccupations des sportifs. Les normes de l’ISSN remettent en question l’apport journalier recommandé (AJR) standard de 0,8 g/kg, jugé insuffisant pour toute personne active.

Quelle quantité consommer?

Pour optimiser la récupération et la croissance musculaire, les apports doivent être personnalisés selon votre activité :

  • Endurance : Visez entre 1,2 et 1,4 g par kg de poids de corps.
  • Sports collectifs / Intermittents : Visez entre 1,4 et 1,7 g par kg.
  • Force et Musculation : Visez entre 1,6 et 2,0 g par kg.
  • En période de sèche (perte de gras) : Les besoins augmentent drastiquement pour protéger le muscle, allant de 2,3 à 3,1 g par kg de masse maigre.

Pour connaître vos besoins exacts en fonction de votre profil et de vos objectifs, vous pouvez utiliser Calculateur Calorie Sport qui fera le travail mathématique pour vous.

Le Mythe de la “Fenêtre Anabolique”

On entend souvent qu’il faut boire son shaker dans les 30 minutes suivant l’entraînement sous peine de “gâcher” sa séance. La science nuance ce propos. Cette fenêtre d’opportunité s’apparente davantage à une “porte de garage” grande ouverte qu’à une lucarne étroite. Si vous avez mangé un repas riche en protéines 1 à 2 heures avant l’entraînement, les acides aminés circulent encore dans votre sang après l’effort. L’urgence n’est donc pas absolue. En revanche, si vous vous entraînez à jeun, la consommation immédiate de protéines post-effort devient cruciale pour stopper le catabolisme.

La stratégie de la Caséine au coucher

Une astuce validée par l’ISSN pour la prise de masse est la consommation de 30 à 40 g de caséine avant de dormir. Contrairement à la whey qui s’assimile vite, la caséine se libère lentement, nourrissant vos muscles pendant le sommeil et augmentant le taux métabolique le lendemain matin, sans favoriser la prise de gras.

3. Glucides : Le Carburant de l’Intensité

Les glucides restent le carburant préférentiel pour les efforts de haute intensité. La peur des glucides (carbophobia) n’a pas sa place dans la performance sportive.

  • Besoins quotidiens : Ils varient de 3 à 5 g/kg pour un entraînement léger, jusqu’à 8 à 12 g/kg pour des athlètes d’endurance s’entraînant 4 à 5 heures par jour.
  • Récupération rapide : Si vous avez deux séances dans la même journée, la rapidité est clé. Consommer des glucides à index glycémique élevé (comme la maltodextrine ou du riz blanc) immédiatement après la première séance, à raison de 1,2 g/kg/heure, permet de recharger le glycogène très vite.
  • Pendant l’effort : Pour des séances dépassant 60 minutes, un apport de 30 à 60 g de glucides par heure aide à maintenir la glycémie et retarder la fatigue.

4. Lipides : Ne les supprimez pas!

C’est une erreur fréquente lors d’une “sèche” : supprimer totalement le gras. Les lipides sont essentiels à la production hormonale, notamment la testostérone. L’ISSN recommande de ne jamais descendre en dessous de 0,5 à 1 g/kg/jour de lipides. Une diète trop pauvre en graisses (moins de 20 % de l’apport total) peut nuire à vos performances et à votre santé immunitaire.

5. Hydratation et Électrolytes

La déshydratation est l’ennemie silencieuse de la performance. Une perte d’eau correspondant à seulement 2 % de votre poids corporel suffit à dégrader vos capacités physiques et cognitives. Il n’existe pas de recommandation universelle car chaque athlète transpire différemment. Le mieux est de se peser avant et après l’effort pour connaître son taux de sudation. Si vous devez récupérer très vite pour une compétition le lendemain, il faut boire environ 1,5 litre de liquide pour chaque kilo perdu.

6. Les Suppléments validés par la Science

L’industrie des compléments est vaste, mais peu de produits bénéficient de preuves solides (Niveau A selon l’ISSN).

  • Créatine Monohydrate : C’est le supplément le plus étudié. Elle améliore la puissance, la force et la masse maigre. Une dose de 3 à 5 g par jour suffit, à prendre de préférence après l’entraînement pour une meilleure assimilation.
  • Caféine : Un puissant stimulant de la performance (endurance et force). Une dose de 3 à 6 mg/kg prise 60 minutes avant l’effort est optimale. Attention toutefois à ne pas en abuser pour ne pas perturber le sommeil.

FAQ : Vos Questions Fréquentes

Q : Manger des glucides le soir fait-il grossir? R : Non, c’est le surplus calorique total qui fait grossir, pas l’heure du repas. Pour un sportif qui s’entraîne le soir, les glucides au dîner sont indispensables pour recharger les stocks de glycogène et bien récupérer.

Q : Les régimes hyperprotéinés sont-ils dangereux pour les reins? R : Chez une personne en bonne santé sans antécédents rénaux, aucune preuve scientifique ne lie une consommation élevée de protéines (jusqu’à 2 g/kg et plus) à des dommages rénaux. Les reins s’adaptent simplement à cette charge de travail supplémentaire.

Q : Dois-je prendre ma Whey avant ou après le sport? R : L’important est que les acides aminés soient disponibles. Si vous n’avez pas mangé depuis 3 ou 4 heures, prenez-la avant ou pendant. Si vous avez mangé récemment, prenez-la après. Le “Total Journalier” reste plus important que le timing précis à la minute près.

Q : Comment savoir précisément ce que je dois manger? R : Chaque athlète est unique. Pour une estimation personnalisée basée sur ces standards scientifiques, utilisez notre calculateur.